Ramgoolamgate

Un néopatrimonialisme à la Mauricienne

Des sommes vertigineuses dans des coffres-forts et de possibles ramifications à l’étranger. La découverte par la police chez un ex-Premier ministre de plus de Rs 220 millions en coupures diverses (l’équivalent De plus de 125 ans de salaire d’un Premier ministre) avec les inculpations provisoires pour blanchiment d’argent, puis les multiples rebondissements et dommage collatéraux qui en découlent, ont eu de quoi frapper les esprits.

La corruption, que l’on peut définir comme l’abus de positions de pouvoir à des fins d’intérêts privés, repose nécessairement, surtout quand elle fonctionne à grande échelle, sur le favoritisme et sur la clandestinité, puisqu’il s’agit d’échanges illégaux. Non seulement il y a échange de faveurs, mais en plus, les protagonistes de la transaction corrompue doivent se protéger mutuellement contre toute sanction légale puisque si l’un tombe, l’autre risque de tomber aussi. Il y  a ainsi une inversion, voire une perversion qui s’est produite dans le fonctionnement des institutions. (suite…)

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« Ramgoolamgate » ou le triangle noir de la corruption

Des sommes vertigineuses dans des coffres-forts et de possibles ramifications à l’étranger. La découverte par la police chez un ex-Premier ministre de plus de Rs 220 millions en coupures diverses (l’équivalent De plus de 125 ans de salaire d’un Premier ministre) avec les inculpations provisoires pour blanchiment d’argent, puis les multiples rebondissements et dommage collatéraux qui en découlent, ont eu de quoi frapper les esprits.

Mais, moins qu’une surprise, le « Ramgoolamgate » est plutôt une stupéfiante confirmation, un symbole de l’état avancé de corruption dans lequel le pays s’était enfoncé dernièrement. C’est d’ailleurs ce niveau de gabegie que l’électorat mauricien a sanctionné aux législatives de décembre dernier.  (suite…)