Affaire du kalimaye de St-Paul

« Boubou i gueri pa le bien ek son maitre », dit un proverbe réunionnais. « Si une plaie ne guérit pas, c’est qu’elle est bien avec celui qui la porte », en d’autres termes, si on ne cherche pas à la soigner, c’est qu’on y trouve son intérêt. Ce proverbe réunionnais me semble bien résumer l’épisode du kalimaye de Tagore Lane à Saint-Paul qui en début de ce mois est venu rappeler le caractère négociatif caractérisant le rapport entre politique et religion à Maurice.

Le 29 mai dernier, le Premier ministre prend la décision de faire fermer l’accès à un kalimaye situé derrière sa résidence de Clarisse House, au motif des nuisances sonores pour le voisinage, liées au culte. Ce kalimaye avait en outre été agrandi de murs sans autorisation légale. La police boucle le lieu afin d’en interdire l’accès aux dévots.

Les tensions atteignent un point culminant avec l’arrestation sur les lieux de deux journalistes en exercice par des policiers zélés. Elles laissent craindre un dérapage lorsque chacune des parties reçoit des soutiens extérieurs. Les dévots font appel à Harish Boodhoo, tandis que de son côté le PM reçoit l’appui du président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation. (…)

Retrouvez la suite de l’article dans : Pages mauriciennes. Chroniques journalistiques de l’île Maurice, Edilivre, 2013.

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